mardi, 27 mars 2007

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samedi, 17 mars 2007

FRATERNITE REPUBLICAINE (ou sororité républicaine)

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  •     -   Notre république a comme devise à coté de " liberté " et d’ égalité " la " fraternité " depuis 1848, à la proclamation de la IIème République1.
  • Le candidat François Bayrou, en bon républicain veut appliquer la fraternité dans son future gouvernement " national " en unissant les âmes de bonne volonté qu’il soit aussi bien à droite qu’à gauche. Mais la logique républicaine contredit les valeur de la République. En effet, F. Bayrou menace " l’établissement "2 , puisqu’il pourrait être au deuxième tour, au détriment de Ségolène Royale et donc gagner le duel contre Nicolas Sarkozy. Ces concurrents refusent une telle hypothèse d’union nationale. Le PS rappelle que François Bayrou est un homme de droite qui a travaillé avec la droite, et Nicolas Sarkozy, à juste titre signale qu’en cas d’échec de son gouvernement, il n’aurait plus d’alternative républicaine, et cela serait la porte ouverte aux extrêmes. Puis que la démocratie se base entre une alternative et un choix politique entre la droite et la gauche. Et c’est là que la démocratie contredit la valeur fraternelle de la République. La démocratie oppose droite et gauche, capital et travail, oppressants et oppressés, prolétaires et bourgeois et d’autres dichotomies. La majorité a raison, et la majorité a tord et ne doit pas être écoutée " vous avez tord, car vous êtes en minorité  ".La démocratie entraîne une guerre civile larvée en attente. N’oublions pas que la Commune est une guerre civile qui s’est rebellée contre une chambre de député et un gouvernement démocratiquement élus, et l’histoire contemporaine en est pleins d’exemples.
  • Non, François Bayrou ne pourra pas faire son unité nationale, car la logique du système démocratique s’y oppose. Elle menacerait même la République et la démocratie, puisqu’en 2012, ils ne pourront pas proposer une " alternative républicaine " aux français.
  • François Bayrou se veut être un nouvel " Henri IV ", ce roi béarnais dont il lui a consacré une biographie. N’est pas Henri IV, qui veut. En effet, François Bayrou appartient à un clan : UDF, il n’aura qu’une légitimité démocratique qu’éphémère, il sera élu contre un autre candidat. Il sera sans doute, un président, par défaut, un moindre mal. Henri IV fut roi  " par la grâce de Dieu " et par les lois fondamentales du royaume. Il fut roi car la Providence la voulu ainsi. Il fut le roi sacré à Reims, qui permit de tolérer les protestants, et l’unité nationale. Il fut au dessus des partis protestants ou catholiques. Il fut prince protestant, roi sacré catholiquement pour être et garder l’image du roi Père de la Nation et de tous les français. François Bayrou n’a-t-il pas derrière son centrisme et " d’unité nationale " une stratégie de gagner le pouvoir ?
  • Non, aucun candidat républicain se revendiquant de ce régime, ne peut faire l’unité nationale. Seul le roi peut le faire.

- Dans l’image traditionnelle du roi en Europe se cachait l’unité de la société trifonctionnelle indo-européenne. Le roi avait l’attribution de la souveraineté et divine. Il avait entre ses mains, la justice, son sacre, le plaçait au dessus des laïcs, un quasi prêtre, une sorte de diacre. Il était le lieutenant de Dieu sur terre, l’intermédiaire entre le divin et la profane. Il était aussi le premier des aristocrates primus inter pares. Et comme aristocrate, il a la fonction guerrière, il est le chef de l’armée. Enfin, il avait aussi la fonction productive. Le roi était le père de la nation, qui devait nourrir la population, celui par qui la prospérité vient. Louis XIV, par exemple, faisait venir du blé de l’extérieur, durant les famines, pour nourrir " ses peuples ". Sous la Révolution, la famille royale fut comparé à une famille de boulanger, avec le boulanger, la boulangère et le petit mitron, devant donné du pain au peuple. Cela traduit bien l’idée du roi, père de la nation et donc nous ses fils.

Enfin, nous comparons assez souvent, la politique capétienne défenseur du pré-carré à une famille de paysan qui arrondit au fur et à mesure ses terres. Cette idée d’associer le roi au paysan remonte aux mythes des indo-européens : pensons à la fondation de Rome fondé par Romelus et Remus creusant les sillons de la future ville. Ainsi, le roi en regroupant les trois ordres dans sa personne unit les français dans lui.

  • En outre, alors que rien de bien concret unit les français comme frère, la monarchie le permet par deux procédés : le premier est dans le cadre du divin. Nous sommes tous frère dans le Christ, tous fils de Dieu. La laïcité ne le permet pas.
  • Le deuxième argument est dans la généalogie. 9 français sur 10 et un français descend de Charlemagne sur 10 descend de Saint Louis. Le roi, fils aîné de Saint Louis et donc aussi notre frère aîné. Généalogiquement par nos rois, nous sommes tous frères. Qui descend de Marianne ?
  • De plus, la France capétienne ne s’est pas faite seulement à coup d’épée, mais aussi d’accumulation d’héritage familiale tel la Provence et l’Anjou, par mariage tel la Bretagne, notre famille royale par ce fait sont originaires de tous les provinces historiques françaises. Le roi est par ses origines une représentation nationale des régions à lui tous seul. François Bayrou est député du béarnais.

Enfin alors que la France connaît une vague d’immigration importante et un blocage de la politique d’assimilation et que le fait religieux prenne de l’importance dans notre société, la Royauté sacré peut unir les français de souche et les nouveaux arrivant par l’onction royale. Le sacre du roi Très Chrétien puise sa source dans le sacre des rois d’Israël, donc des racines juives du christianisme. Selon la feu comtesse de Paris, Saint Louis, descendait par Blanche de Castille de Mohamed. Ce facteur généalogique peut permettre aux musulmans de se sentir plus français que la république laïque refusant tous sens sacré. Les autres étrangers européens peuvent se sentir français par nos rois. Après, tout Louis XIV n’était il pas italien et espagnole par les femmes, Jean n’est il pas brésilien par sa grand-mère et allemand par sa mère ?

- Non, aucun républicain peut avec la toute bonne volonté qui peut mettre, peut réaliser l’union nationale, le système démocratique exclus une partie des français, les mal-votants, de notre communauté nationale, seule la royauté sacré ancré dans nos identités locales, nationale et internationale, faisant le pont entre le divin et le profane peut unir les français autour du roi. La République offre une fraternité seulement abstraite, la royauté offre une fraternité charnelle et spirituelle. Alors, au lieu de perdre du temps et des désillusions dans le vote Bayrou soutenant le retour du roi en France ! " Henri IV n’aurait pas pu réaliser son œuvre et assurer sa pérennité si son action ne s’était pas inscrite à l’intérieur d’institutions destinées à lui survivre. " François Bayrou dans son Henri IV.(cité par S.A.R Le prince Sixte Henri d Bourbon)3

  1 : vous avez aussi dans le constitution de 1848 : travail, famille patrie
-  2 : nous ferons remarquer que François Bayrou a quand même fait parti du gouvernement d’Edouard Balladur (1993-95) et d’Alain Juppé (1995-97) et qu’il vota les lois sous Jean Pierre Raffarin (2002-2005). Il porte une part de responsabilité de notre situation.
- 3 : AF 2720 (du 1er au 14 mars 2007)

QUE NOUS RESERVE LE 22 AVRIL ?

" A force de murmurer le nom du roi, naîtront l’espoir du roi, puis la nécessité du roi et enfin la royauté renaîtra " Talleyrand.

 

 

QUE NOUS RESERVE LE 22 AVRIL ?

 

 

- Tous les sondages l’affirment. Nous aurons sans surprise le 22 avril, un duel " républicain et démocratique " Nicolas Sarkozy contre Ségolène Royale. Mais les français sont farceurs, et nous réservent des surprises. Je lance le pari, nous aurons Bayrou face à Lepen, avec une victoire de Bayrou. Nous ne pouvons pas rêver de mieux, nous le verrons plus tard.

- Depuis quelques jours, François Bayrou monte dans les sondages et talonne Ségolène Royale, voir la dépasse. Ce qui ferait un duel Bayrou contre Sarkozy et le premier serait élu.

- En novembre 2006, j’avais déjà consacré un texte sur Bayrou, faisant du royalisme sans le savoir. Bayrou prône une meilleure représentation de la France réelle, veut convoquer les Etats-Généraux, puis maintenant, souhaite " le gouvernement national ", il veut être le président unissant tous les français, en quelque sorte d’être au dessus des partis…. Quelle rhétorique royaliste !. Mais qui n’est pas roi qui veut, François Bayrou reste coincé dans le système républicain. Alors qu’en bon homme du terroir, il monte sur son tracteur, et parle couramment béarnais, image d’une France profonde et identitaire, celui-ci s’insurge contre le ministère de l’immigration et de l’identité nationale, puisque selon, lui " l’identité nationale est la République ". Puisque l’identité de la France se résume à la République, celui-ci devrait renoncer à son " patois ", et de revenir à une représentation abstraite et idéologique de la France. Son républicanisme affiché pour avoir une marque de respectabilité républicaine, est en contradiction avec sa politique empirisme (dans un certain point) voulue. François Bayrou reste prisonnier des " valeurs de la République " qui font le malheur de la France. Chassez le naturel, l’idéologie revient au galop

- Monsieur Le Pen peut aussi nous refaire la surprise de 2002, tous les maux qui l’avaient décris ne se sont pas résolus, au contraire, cela s’est aggravé. Tous ce qu’il avait pronostiqué s’est réalisé. Dans un certain sens, il a une légitimité de gouverner la France, puisqu’il n’est pour rien de notre situation catastrophique. Selon des hommes politiques de gauche, quand ils interrogent leurs citoyens, Le Pen est populaire, même dans les banlieues. Donc, un scénario, Bayrou contre Le Pen n’est pas inenvisageable. Et là, j’affirme, PREPAREZ LE CAROSSE POUR 2012 !!!!

- Oui, cela sera la fin de la République. En effet, Bayrou unira autour de lui, et contre Le Pen, tous les " partis républicains " qui sont l’UMPS. Il n’aura sans doute pas de majorité à l’Assemblée, il formera comme il le désire dans sa campagne un gouvernement " d’union (anti ?)national " avec l’UMPS. Le grand changement prévu se fera avec… les mêmes qui nous gouvernent depuis 30 ans, les mêmes qui nous ont mis dans notre actuelle situation, et les mêmes qui vont encore se planter. En 2012 (sauf si ça pète avant), ni l’UMP, ni le PS, ni l’UDF ne pourront plus proposer une roue de rechange, puisqu’ils seront tous les trois responsables de notre état délecter. Les français n’auront que le choix qu’entre la droite nationale et l’ultra gauche. C’est à dire, qu’il n’aura pas d’ " alternative républicaine ". Nous aurons un vide politique, une crise institutionnelle, l’idéal pour un retour à la monarchie en France.

- Lors d’un sondage récent, 20% des français se définissait comme royalistes. Pensons qu’il n’avait pas 1% de républicain en 1790. Qui sait qu’en 2012, le pourcentage ne sera pas plus élevé, si nous sommes bien médiatisé ainsi que le Prince.

- Aussi, il y a deux semaines, nous avons dîné avec deux royalistes ayant la soixantaine. Ils nous expliquèrent que même des élus PS, à la visite du Prince Jean, lui avouèrent que vu la décrépitude de nos institutions et de notre pays, finalement, une solution monarchique ne serait pas à écarter, et que la France n’a pas à donné de leçon démocratique aux espagnols et anglais. Des intellectuels anciennement de gauche commence à réfléchir, l’historien François Georges Dreyfus est devenu royaliste, Finkielkraut se dit hanté par la phrase de Marc Bloch " qui ne vibre pas au sacre de Reims, et à la fédération n’est pas français ", et enfin le républicain jacobin Max Gallo avoue en privé que depuis la mort de Louis XVI la légitimité n’existe plus, et qu’il faut que les royalistes attendent un peu pour qu’il proclame ce qu’ils veulent bien entendre.

 

 

- Une future crise institutionnelle qui s’annonce, un pourcentage non-négligeable de royalistes en France, des élites politiques et intellectuelles qui ne seraient pas contre le retour du roi, 61% des français ne faisant plus confiance ni à la droite, ni à la gauche et un prince qui fait son chemin en France et à l’étranger (Pologne récemment), affirmant qu’il veut gouverner en tant que prince français et chrétien peut nous redonner l’espoir d’une restauration monarchique et le renouveau français.